Fifteen.

Fifteen.
Je ne vais pas te mentir. La vie c'est triste ça fait mal et à la fin tout le monde meurt. Il n'y aura de fin heureuse pour aucun d'entre nous. Il n'y a plus de rêves car la vie s'est chargée de nous les reprendre. Utopie du bonheur, autant palpable que les étoiles. Nous ne croyons plus en rien car la flamme de l'espoir s'est éteinte au fond de nos êtres. Nous ne croyons plus en personne car ces chuchotements de trahisons raisonnent encore. Promesses brisées. Désillusion, Amertume, lassitude, dégoûts des sentiments. On joue à se détruire et finalement on y arrive. Nous ne sommes déjà plus que les ruines de notre passé. Usés
par la vie, par le temps, par l'humain. Génération bonne à jeter, qui causera sa propre perte et celle de ce monde. Divin chaos sans échappatoire. Apothéose de la souffrance. Tu verras à la longue on s'y fait.

S'il te plaît, réveilles-moi,
dis-moi que ce n'était qu'un cauchemar.

# Posté le mardi 19 août 2008 11:40

Modifié le mardi 19 mai 2009 20:35

Fourteen.

Fourteen.
Je pensais m'en remettre mais en fait je ne peux pas.
Quelque chose en moi s'est définitivement abîmé.
Plus rien n'a la même saveur, ça sent le déjà vu.
C'est comme une reproduction bâclée du passé.
Ca ne me fait plus rien. Bonheur vide.
Sans doute parce que ce n'est plus toi.
Peut-être le ferais-je exprès ?
Pourtant je sais que plus rien ne sera jamais pareil
et qu'il est beaucoup trop tard maintenant.
Mais pourquoi je n'arrive pas à lâcher prise ?
J'erre sans but, je crève en silence.
Ma souffrance porte ton nom.
Aucun jour ne se passe sans que je ne pense à toi.
Certainement en suis-je incapable ?
C½ur déchiré. Sentiment enterré. Souvenir fané.
Ma gorge se noue, je suffoque par manque de toi.
Chaque jour ton absence me pèse un peu plus.
Cette nuit encore j'ai rêvé de toi.
Cette nuit encore j'ai cru t'avoir retrouvée.
Ce matin encore j'ai cru mourir.
Tu disais que tu serais toujours là pour moi.
Mais où étais-tu quand j'avais besoin de toi ?
J'oublie toujours de t'oublier.

# Posté le lundi 11 août 2008 09:56

Modifié le mardi 19 mai 2009 20:37

Thirteen.

Thirteen.
Descente à sens unique, il n'y a pas de retour possible.
Je lâche ta main, me laisse glisser vers l'abîme. Je ne me débats plus.
Lentement, j'accepte mon destin. J'ai toujours su que ca finirai ainsi.
Doux parfum de napalm. Je me consume, me réduis en cendres.
Je m'extasie dans l'apothéose de la destruction.
Et puisque nous ne brûlerons pas ensemble, alors je brûlerai seul.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 14:27

Modifié le mardi 19 mai 2009 20:38

Twelve.

Twelve.
Comme de la glace dans mon c½ur
à tout jamais souillé, rongé par ces souvenirs.
Qui se sont transformés en souffrance
et m'ont abattu chaque jour un peu plus.
Jusqu'à que mon c½ur et que mon âme
soient comme dévastés par une pluie d'acides.
Tu m'as détruis de l'intérieur et je t'en remercie.
A présent toute émotion en moi est morte et disparue.

« Toute créature terrestre est appelée à mourir seule. »

# Posté le jeudi 26 juin 2008 12:44

Modifié le mardi 19 mai 2009 20:39

Eleven.

Eleven.
Vivre dans le passé, se faire chaque jour encore un peu plus mal. Se nourrir au flash-back,
s'achever aux aux vieilles photos sur fond de musique mélancolique. Laisser s'échapper quelques larmes,
se reprendre. Sortir, faire semblant d'aller bien, essayer de ne pas penser mais échouer.
Prendre quelques instants de solitude, espérer que personne ne le remarque.
Rentrer chez soi en se traînant dans un état lamentable. S'écrouler,
fumer clopes sur clopes dans son lit en observant le ciel par sa fenêtre.
Contempler les étoiles et réaliser qu'avant on était heureux.

« La solution est l'auto-destruction. »

# Posté le lundi 23 juin 2008 14:53

Modifié le mardi 19 mai 2009 20:40